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Indépendant complémentaire

Statut, conditions, frais et avantages

Vous rêvez de lancer une activité, mais vous doutez encore de sa viabilité, ou vous avez un bon travail et vous ne voulez pas prendre le risque de le lâcher ? Le statut d’indépendant complémentaire pourrait être une solution idéale. Vous testez les possibilités sans devoir faire le grand saut trop vite. Cet article vous explique comment se lancer comme indépendant complémentaire.

Lancez votre activité via le Guichet d’Entreprises

Devenir indépendant complémentaire : 5 étapes 

Pour le volet administratif et les formalités, le processus pour lancer une activité complémentaire est comparable à celui de l’indépendant à titre principal. Il y a 5 étapes à suivre :

  • Préparez-vous minutieusement 
  • Choisissez le bon statut
  • Demandez votre numéro d’entreprise au Guichet d’Entreprises Securex
  • Affiliez-vous comme indépendant à la Caisse d’Assurances Sociales Securex
  • Réglez les détails de votre administration

Lancez votre propre activité

Important : vous ne choisissez pas vous-même votre statut. Certaines conditions déterminent si vous commencez une activité à titre principal ou complémentaire. Nous expliquons ces conditions ci-dessous.

🟠 Vous préférez envisager votre statut d’indépendant dès maintenant ?

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Indépendant complémentaire : conditions 

Vous pouvez vous lancer comme indépendant complémentaire si vous répondez à une des cinq conditions suivantes :

  1. Vous êtes salarié à titre principal et vous travaillez au moins à 50 %
  2. Vous bénéficiez d’une indemnité de maladie ou d’invalidité
  3. Vous êtes demandeur d’emploi
  4. Vous suivez une formation FPI
  5. Vous êtes pensionné

🟠 Vous voulez avoir la certitude de remplir les conditions ? 

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1. Salarié à titre principal 

Si vous avez un statut de salarié et que vous souhaitez lancer une activité complémentaire, des conditions spécifiques s’appliquent en fonction de votre statut dans votre activité principale.

Employé : 

  • Vous travaillez au moins à mi-temps pour votre employeur actuel.

Intérimaire 

  • Vous travaillez au moins 235 heures par trimestre.

Fonctionnaire :

  • Vous travaillez au moins à 50 %, et votre activité s’étale sur au moins 8 mois ou 200 jours.
  • Vous avez l’autorisation explicite de votre employeur.

Enseignant :

  • Un enseignant nommé doit exercer au moins 60 % d’une fonction à temps plein.
  • Si vous n’êtes pas (encore) nommé, 50 % suffisent.

2. Indemnité de maladie ou d’invalidité

Si vous bénéficiez d’une indemnité de maladie ou d’invalidité, vous pouvez aussi vous lancer comme indépendant complémentaire si votre incapacité de travail est d’au moins 50 %. L’autorisation du médecin-conseil est cependant requise.

Attention : l’indemnité de maladie ou d’invalidité doit aussi être au moins égale à la pension minimale d’un indépendant isolé.

3. Demandeur d’emploi

Vous êtes au chômage et vous voulez lancer une activité complémentaire dans le secteur artistique ? C’est possible sans perdre votre indemnité.

Si vous ne vous tournez pas vers le secteur artistique, vous pouvez utiliser le ‘Tremplin-indépendants’ pour garder plus longtemps votre allocation de chômage. Vous commencez alors pendant 12 mois comme indépendant à titre complémentaire, avec maintien de votre allocation de chômage. Vous pouvez ainsi démarrer votre propre activité l’esprit tranquille.

4. Formation professionnelle individuelle (FPI)

Si vous suivez une formation professionnelle individuelle (FPI), vous pouvez aussi vous lancer comme indépendant complémentaire.

Attention : si vous bénéficiez d’une prime de productivité et éventuellement d’une allocation de formation, au lieu d’une allocation de chômage, vous commencez automatiquement comme indépendant à titre principal .

5. Pensionné

Une personne à la retraite peut parfaitement continuer à arrondir ses fins de mois via une activité complémentaire. Le montant que vous pouvez gagner en plus dépend d’une série d’éléments, comme votre âge, votre carrière professionnelle et le type de pension que vous percevez.

Demandez conseils aux experts Securex

Indépendant à titre complémentaire : frais

Les frais pour se lancer comme indépendant à titre principal ou complémentaire sont plus ou moins les mêmes.

Si vous lancez une société, les frais seront beaucoup plus élevés, mais c’est plutôt rare pour un indépendant à titre complémentaire.

📎 Conseil : parcourez les infos essentielles sur les frais liés au lancement d’une société.


Frais de lancement d’un indépendant complémentaire

La plus grande partie des frais sont consacrés à la création de votre activité, qui se fait via une inscription à la Banque-Carrefour des Entreprises (BCE). Le Guichet d’Entreprises Securex se charge de cette inscription, qui coûte 111,50 € (pas de TVA applicable).

Un autre frais de lancement pour un indépendant complémentaire est l’activation du numéro de TVA. Cette démarche s'effectue également via le Guichet d’Entreprises Securex et coûte 60 euros (hors TVA).

Important : tout le monde n’a pas besoin d’un numéro de TVA. Ce n’est par exemple pas nécessaire pour les professions médicales. 

🟠 Les experts du Guichet d’Entreprises Securex peuvent vérifier votre situation pour vous

Cotisations sociales d’un indépendant complémentaire 

Un indépendant à titre complémentaire paie aussi des cotisations sociales. Elles sont néanmoins bien moins élevées que celles d’un indépendant à titre principal, car vous contribuez surtout à la sécurité sociale via votre employeur ou un autre revenu principal.

Le paiement des cotisations sociales est trimestriel, donc quatre fois par an. Pour la première année, comme vous ne pouvez logiquement pas encore présenter de chiffre d’affaires, vous payez une « cotisation minimale forfaitaire » de 100,39 € par trimestre.

En savoir plus sur les cotisations sociales pour indépendants débutants

Matériel

Certaines professions requièrent plus de matériel que d’autres. Vous devez l’acquérir vous-même, mais vous pouvez également le déduire de vos impôts.

Frais professionnels déductibles pour un indépendant complémentaire 

Les entreprises individuelles ou « en personne physique » sont le type d’entreprises le plus fréquent pour les indépendants complémentaires, car elles peuvent être constituées rapidement et à moindre coût.

Le chiffre d’affaires de votre activité complémentaire est alors ajouté aux revenus de votre profession principale. Cela signifie que vous vous retrouverez probablement dans les tranches d’imposition les plus élevées, jusqu’à 45 % ou 50 %. 

Il est dès lors important de faire des frais dans le cadre de votre activité complémentaire, par exemple pour l’achat de votre matériel. Vous faites ainsi baisser votre bénéfice et vous payez moins d’impôts

Attention cependant, il faut d’abord faire assez de bénéfices avant de penser à déduire des frais professionnels. Sans bénéfices, une optimisation n’est pas vraiment possible.

Comptabilité

Pour votre comptabilité, vous pouvez collaborer avec un comptable, mais ce n’est pas obligatoire. Cela dépend en grande partie du nombre de clients et de la complexité de votre processus de facturation. Et peut-être aussi de votre propre organisation administrative. Il faut compter quelques centaines d’euros par an en comptabilité. Les tarifs des comptables sont variables : mieux vaut demander plusieurs devis.

📎 Conseil : des applications pratiques vous aident à garder une vue d’ensemble sur votre comptabilité.

Important : depuis le 1er janvier 2026, la facturation électronique est obligatoire pour toutes les factures entrantes et sortantes entre les entreprises assujetties à la TVA.

Assurances

Il y a des assurances obligatoires et facultatives pour les indépendants, en fonction de votre activité.

Certains indépendants complémentaires ont besoin d’assurances supplémentaires. Si votre activité est implantée dans un immeuble, par exemple, vous êtes obligé de contracter une assurance incendie. Il est aussi préférable de jouer la sécurité pour les machines coûteuses. Votre expert Securex peut vous renseigner sur les assurances indispensables pour vous.

Franchise de la TVA pour un indépendant complémentaire

En théorie, tous les indépendants, à titre principal ou complémentaire, doivent appliquer une TVA ou la payer. L’avantage en tant qu’indépendant est en réalité que vous ne payez pas vraiment de TVA. Vos clients vous paient la TVA, vous versez ce montant à intervalles réguliers à l’administration de la TVA, et la TVA que vous deviez payer sur vos achats peut être déduite. C’est donc une opération blanche pour vous.

Il est probable qu’en tant qu’indépendant complémentaire, vous puissiez bénéficier de l’exonération de TVA . Une telle franchise de la TVA est possible si votre chiffre d’affaires annuel est inférieur à 25 000 euros.

L’avantage est que vous ne devez plus facturer de TVA à vos clients, et vous ne devez donc pas non plus reverser de TVA. Cela vous épargne pas mal d’administration. L’inconvénient est que vous payez la TVA sur vos propres achats, car vous ne pouvez pas la déduire. Et vous devez malgré tout introduire chaque année, avant le 31 mars, une liste de vos clients assujettis à la TVA (listing clients).

Il faut aussi garder à l’esprit que si vous dépassez le seuil des 25 000 euros de chiffre d’affaires annuel, vous perdez l’exonération et vous devez aussi facturer la TVA

Faites-vous aider par un expert

Avantages d’un indépendant complémentaire 

Lancer sa propre activité complémentaire est une manière sûre de gagner de l’argent grâce à sa passion. Les coûts et les formalités administratives sont raisonnables, surtout si vous avez une entreprise individuelle exonérée de TVA. Le lancement en tant qu’indépendant complémentaire est donc accessible et abordable.

Les risques varient bien sûr en fonction du type d’activité. Mais vous gardez heureusement votre profession principale comme sécurité, en cas d’échec. Et quoi qu’il arrive, vous en tirerez toujours de précieux enseignements qui vous aideront à vous développer en tant qu’entrepreneur.

Prêt à vous lancer comme indépendant complémentaire ?

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