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Réintégration 3.0 : 3 questions fréquentes

La réforme de la réintégration après maladie est entrée en vigueur et change concrètement la manière dont les employeurs doivent agir face aux absences de longue durée. Mais sur le terrain, les questions restent nombreuses. Quelles sont vos obligations ? Quand faut-il intervenir ? Et surtout, comment aller au-delà du cadre légal ? Voici les réponses aux trois questions que se posent le plus souvent les employeurs.

Dernière mise à jour le 25 février 2026 par Stephanie Heurterre

Maintenir le contact pendant l’absence

Suis-je obligé de rester en contact avec un collaborateur malade ?

Oui. Les employeurs doivent définir une procédure claire dans le règlement de travail : qui prend contact, à quel moment et via quel canal. Le collaborateur conserve toutefois le droit de ne pas répondre et de préserver sa vie privée.

Mais au-delà de l’obligation légale, maintenir le lien est avant tout une marque d’attention. Un contact régulier permet d’identifier plus rapidement les besoins et d’apporter un soutien adapté. Résultat : les chances de réussite d’une réintégration augmentent nettement.

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Les six premiers mois sont déterminants

Pourquoi cette période est-elle clé ?

Les six premiers mois d’incapacité de travail constituent une phase décisive. C’est durant cette période que l’on évalue les possibilités de retour durable au sein de l’organisation.

Depuis le 1er janvier 2026, plusieurs étapes structurent ce processus :

  • Après 4 semaines : l’employeur informe le service externe de prévention
  • Après 8 semaines : évaluation du potentiel de travail par le médecin du travail
  • Dans les 6 mois : démarrage d’une reprise informelle ou d’un trajet officiel de réintégration (si possible)

En cas d’inaction, des sanctions peuvent être appliquées, tant pour l’employeur que pour le collaborateur.

Au-delà de cette période, le contact reste essentiel, mais l’accompagnement s’oriente plus souvent vers des acteurs externes.

Aller au-delà des obligations légales

Respecter la loi est-il suffisant ?

D’un point de vue juridique, oui. Mais dans les faits, c’est loin d’être suffisant.

Une politique de réintégration efficace va au-delà du simple respect des obligations. Les organisations qui privilégient une approche ouverte, humaine et orientée solutions en tirent des bénéfices concrets :

  • Amélioration du bien-être des collaborateurs
  • Réduction des absences de longue durée
  • Augmentation des chances de réintégration réussie
  • Diminution des coûts liés au turnover et à la perte de productivité

En clair, ce n’est pas seulement une question de règles, mais d’état d’esprit.

En conclusion

La nouvelle législation marque une avancée importante. Mais la réintégration ne se résume pas à une procédure administrative.

C’est avant tout un dialogue constructif sur ce qui est possible aujourd’hui et demain. Une opportunité de renforcer une collaboration durable et respectueuse.

Les organisations qui l’ont compris ne se contentent pas de suivre les règles : elles créent un véritable impact.

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Stephanie Heurterre
Consultante Senior RH - Développement et bien-être

Stephanie travaille chez Securex depuis janvier 2011. Elle combine son expérience en tant que conseillère en prévention dans le domaine psychosocial avec son expérience en consultance sur des sujets tels que la dynamique d'équipe, le développement du leadership, la motivation au travail, le développement des talents, le bien-être et l'absentéisme. Au quotidien, elle travaille avec des organisations, des équipes et des cadres afin de les conseiller et de les accompagner dans leur développement et leur approche de ces thèmes. Elle est également coach individuelle et coach d'équipe. Aider les collaborateurs, les équipes et les organisations à se développer et à grandir est sa passion.