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Indice pivot 2026 et indexation en centimes : où en sommes-nous aujourd’hui ?

La situation géopolitique bouleverse toute l’économie. La Commission de l’Indice des prix, qui estime l’inflation chaque mois, n’est pas parvenue à s’accorder sur le chiffre de l’inflation pour le mois d’avril. L’approbation de l’indice d’avril a été soumise au ministre du Travail Clarinval, qui a fixé l’inflation à 4,01 % pour ce mois-là.

Dépassement plus rapide de l’indice pivot ?

L’indice pivot est le seuil qui détermine quand les allocations sociales et les traitements de la fonction publique seront adaptés à l’inflation. Lorsque l’indice pivot est dépassé par la moyenne des quatre derniers mois de l’indice santé (à savoir l’indice santé lissé), ces deux montants augmentent de 2 %. En raison de la forte inflation, les salaires augmenteront plus vite que prévu.
 

L’indice pivot sera-t-il dépassé en 2026 ?

Alors que les prévisions précédentes n’annonçaient un dépassement de l’indice pivot qu’en juillet 2026, cette date est désormais révisée à juin.

Si l’indice pivot est dépassé, les salaires et les allocations sociales augmenteront de 2 %, et ce, trois mois après le dépassement de l’indice des prix à la consommation. Cela signifie que les salaires de la fonction publique ne seront augmentés de 2 % qu’en septembre.
Les secteurs non marchands (comme les maisons de repos et les crèches) bénéficieront également d’une indexation de
2 %. Cette indexation a lieu le premier ou le deuxième mois après le dépassement de l’indice pivot, et ce, selon les accords passés au niveau sectoriel.
Il y a également une hausse du RMMG, du bonus à l’emploi, du flexi-salaire dans l’horeca, etc.

 

Qu’en est-il de l’indexation en centimes ?

L’avenir de l’indexation en centimes est actuellement incertain. Les partenaires sociaux avaient déjà émis des réserves à son sujet. Le Groupe des Dix est donc parvenu à un accord sur une solution alternative pour le secteur privé, qui atténue l’impact des prix élevés de l’énergie sur l’indice.

En savoir plus : "Accord du Groupe des Dix: Centenindex - VBO FEB"

Lors de la séance plénière du 29 avril 2026, le gouvernement a clairement indiqué qu’il maintenait l’indice centimes.
L’alternative proposée par les partenaires sociaux a bien été discutée, mais n’a pas été retenue, principalement pour des raisons budgétaires. L’indice centimes reste donc, pour l’instant, l’outil privilégié pour limiter l’impact des indexations sur les salaires et les allocations.
 

En quoi consiste exactement l’indexation en centimes ?

L’accord budgétaire de novembre 2025 prévoyait l’introduction de ce que l’on appelle l’indexation en centimes pour les salaires supérieurs à la médiane de 4 000 euros bruts. Cette mesure limite temporairement à 2 % l’indexation de certains salaires, pensions et allocations sociales élevés en 2026 et 2028.
L’indexation en centimes se compose de trois volets :

  • Une modération salariale pour certains salaires élevés ;
  • Une cotisation spéciale de modération salariale ;
  • Une cotisation spéciale de modération salariale consolidée.
     

Un exemple simple :

Lorsque l’indice pivot est dépassé et que l’indexation est de 2 %, Maud, dont le salaire brut est de 4 000 euros, bénéficie d’une augmentation salariale de 80 euros, tant dans le cadre de l’indexation normale que dans le cadre de l’indexation en centimes.
Avec un salaire brut de 5 000 euros, Maud recevrait normalement 100 euros supplémentaires, mais cette augmentation est limitée à 80 euros dans le cadre de l’indexation en centimes.
L’employeur doit en outre reverser la moitié de cette économie à l’État : compte tenu d’une cotisation patronale de 25 %, l’économie totale s’élève à 25 euros, dont 12,5 euros sont dus à l’État.

En savoir plus : "L’indexation en centimes arrive à grands pas"


Proposition alternative

Les partenaires sociaux souhaitent limiter l’impact de la hausse des prix de l’énergie sur l’indexation automatique des salaires. Ils proposent dès lors de calculer de manière plus réaliste les prix de l’électricité et du gaz dans l’indice santé, en tenant compte également des contrats d’énergie (fixes) en cours et pas uniquement des nouveaux contrats. À partir d’avril 2026, l’inflation énergétique serait en outre calculée sur la base d’une moyenne mobile sur 12 mois, ce qui permettrait une répercussion plus progressive des hausses et des baisses de prix sur l’indice.
 

Prévisions d’indexation pour la CP 200

Dans la commission paritaire no 200, les salaires sont indexés une fois par an au mois de janvier. Les règles d’indexation au sein de la CP 200 ne sont donc pas liées à l’indice pivot.

En janvier 2026, le salaire des personnes relevant de la CP 200 a été indexé de 2,21 %.

Les prévisions pour janvier 2027 s’élèvent actuellement à x %. Alors qu’on tablait encore, ces derniers mois, sur un indice de 2,86 %, il serait déjà question de 4,01%.

En savoir plus : Règles d’indexation CP 200
 

Prévisions d’indexation dans les autres secteurs

Chaque secteur détermine ses propres règles d’indexation. Certains prévoient une indexation annuelle à pourcentage variable à date fixe, comme la CP 200. D’autres prévoient une indexation à pourcentage fixe, mais à une date variable.

Le secteur de la chimie en est un exemple. Il s’agit de la CP 116 pour les ouvriers et de la CP 207 pour les employés. Les salaires y seront indexés de 2 % au mois de mai 2026.

La prochaine indexation est alors prévue en octobre 2026

Vérifiez les règles de votre secteur sur Commissions paritaires > Détermination du salaire > Règles d’indexation.
 

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