Qu’est-ce que l’indemnité de repas ?
L’indemnité de repas est une indemnité forfaitaire que vous pouvez octroyer pour couvrir les frais liés au repas lorsque votre travailleur doit prendre celui-ci en dehors de votre entreprise dans le cadre de son activité professionnelle.
Dans ce contexte, l’indemnité de repas n’est pas considérée comme une rémunération, mais comme un remboursement de frais propres à l’employeur, pour autant que les conditions admises par l’ONSS soient respectées.
Concrètement, cette indemnité vise des situations où :
- Votre travailleur ne peut pas prendre son repas dans l’entreprise
- Le repas doit être pris à l’extérieur, en raison de l’organisation du travail
- Les frais de repas résultent directement de l’activité professionnelle
Afin d’éviter toute confusion avec une rémunération déguisée, l’ONSS accepte un plafond maximal de référence pour cette indemnité, à condition que :
- La situation corresponde bien à un besoin réel lié au travail
- Le montant reste dans le plafond admis
Quel est le nouveau montant de l’indemnité de repas ?
Depuis le 1er janvier 2026, le plafond de l’indemnité forfaitaire de repas admise par l’ONSS est relevé de 7 euros à 9 euros par jour. Ce montant constitue donc un plafond de référence utilisé par l’administration sociale pour l’indemnité de repas.
Cette augmentation de 2 euros résulte de la hausse de la part patronale dans le chèque‑repas, comme annoncé dans notre actua.
Devez-vous tenir compte des négociations dans votre secteur ?
En tant qu’employeur, vous devez être particulièrement attentif aux négociations sectorielles en cours.
Les chèques-repas et les indemnités de repas font en effet très souvent partie des discussions sectorielles.
Exemple : accord sectoriel 2025-2026 – CP 140.03
Pour les employeurs qui, à ce jour, n’octroient pas encore de chèques-repas ou d’indemnité de repas, l’accord prévoit :
- Soit l’introduction de chèques-repas par jour travaillé
- Soit l’octroi d’une indemnité de repas pour chaque jour travaillé d’au moins quatre heures
Le choix entre ces deux options appartient à l’employeur.
Ces mesures entreront en vigueur le 1er juillet 2026, avec :
- Une contribution patronale de 2 euros par chèque-repas
- Une condition d’ancienneté minimale de six mois pour les ouvriers concernés
Les employeurs qui, avant le 1er janvier 2025, octroyaient déjà des chèques-repas ou une indemnité de repas devront également augmenter la contribution patronale de 2 euros à partir du 1er juillet 2026
Pouvez-vous cumuler une indemnité de repas avec des chèques-repas ?
Le principe de base est clair : un même repas ne peut pas être pris en charge deux fois. En tant qu’employeur, vous ne pouvez donc pas couvrir un seul et même repas à la fois par une indemnité de repas et par un chèque-repas.
Ce principe vise à éviter qu’un avantage soit requalifié en rémunération déguisée.
Le cumul est-il totalement interdit ?
Non. Le cumul n’est pas interdit en soi, mais il est strictement encadré.
Le cumul peut être admis uniquement lorsque vous pouvez démontrer qu’il s’agit de deux repas distincts au cours d’une même journée de travail. Dans ce cas, chaque avantage doit couvrir un repas différent.
Que devez-vous retenir en pratique, en tant qu’employeur ?
Dans votre entreprise :
- Si un travailleur bénéficie d’un chèque-repas pour un repas, l’indemnité de repas ne peut pas couvrir ce même repas.
- Si la journée de travail justifie deux repas distincts, et que les conditions de l’indemnité de repas sont réunies, un cumul peut être envisagé.
- Si un seul repas est concerné, il faut éviter toute situation où les deux mécanismes couvriraient la même dépense.
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