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Flexi-jobs : généralisation à tous les secteurs

Le régime des flexi-jobs franchit une nouvelle étape. Vous pouvez désormais recourir aux flexi-jobs dans tous les secteurs, sous réserve des éventuelles limitations prévues au niveau sectoriel. La réforme assouplit également les règles relatives au flexi-salaire et aux conditions d'occupation, afin de vous offrir davantage de flexibilité.

Qu’est-ce qu’un flexi-job aujourd’hui ?

Le flexi-job permet à votre travailleur d’exercer une activité complémentaire auprès d’un autre employeur à des conditions sociales et fiscales avantageuses. Peuvent exercer un flexi-job :

  • Les travailleurs occupés au moins à 4/5e chez un autre employeur
  • Les pensionnés, sans condition d’occupation préalable.

Le système repose sur deux contrats distincts :

  • Un contrat-cadre, qui fixe les conditions générales
  • Un contrat de travail flexi-job, conclu pour chaque occupation effective.

En savoir plus : « Qu’est-ce qu’un flexi-job ? »

Dans quels secteurs les flexi-jobs sont-ils autorisés aujourd’hui ?

Lors de leur introduction en 2015, les flexi-jobs étaient réservés au secteur de l’Horeca. Au fil des années, le législateur a progressivement étendu le régime des flexi-jobs à d’autres secteurs, notamment dans les services, le commerce et certaines activités de proximité.

Au 1er janvier 2024, la plus grande expansion du système a eu lieu. Cette extension introduisait également le système d'opt-in/opt-out :

  • Dans les secteurs où les flexi-jobs sont autorisés par défaut, les partenaires sociaux peuvent décider :
    • De les exclure totalement, ou
    • De les limiter à certaines activités ou catégories de travailleurs (opt-out).
  • À l’inverse, dans les secteurs où les flexi-jobs ne sont pas encore autorisés, les partenaires sociaux peuvent décider :
    • De les autoriser partiellement ou totalement (opt-in).

Depuis le 1er juillet 2026, le système des flexi-jobs est étendu à l’ensemble des secteurs privé et public, dans le respect des règles d’accès aux professions protégées.

Cela ne signifie toutefois pas que chaque employeur pourra automatiquement y recourir dans tous les cas. Le mécanisme d’opt-out reste d’application. Les partenaires sociaux d’un secteur peuvent encore décider :

  • soit d’exclure totalement le recours aux flexi-jobs ;
  • soit de le limiter à certaines activités, branches ou catégories de travailleurs.

Exemple dans le secteur de la construction 

Le secteur de la construction (CP 124) a déjà annoncé certaines limitations spécifiques. Les travailleurs pensionnés pourraient exercer un flexi-job dans toutes les fonctions, tandis que les autres flexi-jobbers seraient limités à des fonctions ne nécessitant pas de formation de sécurité de base, comme l’administration, les ateliers, les entrepôts ou la logistique.

Certaines exclusions légales demeurent. Les fonctions artistiques, artistiques-techniques et de soutien artistique restent exclues. En revanche, certaines fonctions de soins peuvent désormais être exercées en flexi-job, à condition de respecter les exigences de diplôme et de qualification applicables.

Qu’est-ce qui change au niveau du flexi-salaire ?

Jusqu'au 1er juillet 2026, le flexi-salaire était soumis à une règle stricte : il ne pouvait pas excéder 150 % du salaire minimum de base de l'emploi ou du RMMMG, en tenant compte de l’ensemble des primes, indemnités et avantages.

Désormais, le plafond de 150 % est calculé uniquement sur le salaire minimum de base.

Les indemnités, primes et avantages accordés en vertu de dispositions légales, réglementaires ou de conventions collectives de travail sont exclus de ce calcul. En revanche, les avantages accordés individuellement au-delà du salaire de base restent soumis à cette limite.

Quel traitement fiscal pour la rémunération d’un travailleur ou d’un pensionné en flexi-job ?

Les revenus issus des flexi-jobs restent exonérés d’impôt et de précompte professionnel lorsqu’ils sont soumis à la cotisation patronale spéciale de 28 %.

Pour les travailleurs flexi-job non pensionnés, le plafond fiscal annuel a été porté à 18.000 euros à partir des revenus 2025. Ce montant étant indexé, il s’élève à 18.440 euros pour l’année de revenus 2026. Seule la partie qui dépasse ce plafond est imposée comme une rémunération ordinaire.

Pour les pensionnés, aucun plafond fiscal annuel spécifique ne s’applique aux revenus issus d’un flexi-job : ces revenus restent donc, en principe, entièrement exonérés fiscalement.

Lisez plus : « Quel traitement fiscal pour la rémunération d’un travailleur flexi-job ? »

Certaines conditions seront-elles assouplies ?

Auparavant, le flexi-job était soumis à des conditions d’occupation strictes. En effet, il était interdit d’occuper un flexi-job auprès d’un employeur lié et il existait des règles strictes de séparation entre travail intérimaire et flexi-job.

À partir du 1er juillet 2026 :

  • Un travailleur à temps plein peut désormais exercer un flexi-job dans une entreprise liée. Par conséquent, vous pouvez faire exécuter un flexi-job dans votre entreprise par un travailleur dont l’emploi principal est exercé dans une entreprise liée
  • Un travailleur intérimaire peut, au cours d’un même trimestre, être occupé par la même agence d’intérim tant comme intérimaire que comme flexi-jobber auprès de différents utilisateurs
  • En ce qui concerne les pensionnés, le trimestre de référence est désormais le trimestre T au lieu du trimestre T-2

Une évaluation du système est-elle prévue ?

Oui. Une évaluation du régime est prévue un an après son entrée en vigueur pour l’ensemble du secteur privé et public. Elle sera réalisée par le Bureau fédéral du Plan, l’ONSS et le SPF Finances, puis suivie d’évaluations annuelles.

Le législateur souligne également l’importance de la sécurité et des conditions de travail des travailleurs flexi-job.

Entrée en vigueur ?

Les nouvelles règles sont entrées en vigueur le 1er juillet 2026.

Que fait Securex pour vous ?

Vous hésitez à savoir si un flexi-travailleur convient bien à votre entreprise ? Notre simulateur Simulation First Hire peut vous aider à évaluer si un premier engagement constitue une alternative plus appropriée.

Pour tout complément d'information ou pour toute question supplémentaire, n'hésitez pas à contacter votre Legal Advisor par e-mail à l'adresse myHR@securex.be

Pour en savoir plus sur le système des flexi-jobs, consultez notre dossier complet ici.

Sources