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L’indépendant belge passé à la loupe

Entrepreneurs | 20 mai 2016 | Ecrit par Hermina Van Coillie

Quels sont les besoins de l’indépendant belge ? Qu’espère-t-il et que trouve-t-il important ? Est-il capable de travailler tout aussi longtemps, voire plus que le salarié ? Quelques éclaircissements sont ici nécessaires.

L’indépendant belge passé à la loupe

Nous avons examiné les aspects suivants auprès de l’indépendant belge : que trouve-t-il important ? Quels sont ses besoins ? Travaille-t-il plus longtemps que le salarié ?

Besoin d’un soutien supplémentaire dans différents domaines

Pour l’indépendant, le client est roi. À cet égard, il est aussi important de conserver les clients actuels que d’en attirer de nouveaux, ce qui semble logique en ces temps d’incertitude et de crise persistantes. Évidemment, la vente de produits et services figure également dans le top 3 des ses priorités.

S’agrandir et attirer des ressources financières ne font en revanche pas partie des priorités de l’indépendant belge. Il accorde également moins d’importance à l’essai de ses produits et services. Selon nous, il s’agit pourtant d’aspects auxquels il convient de prêter davantage attention. La gestion financière peut, par exemple, faire la différence entre une faillite ou non. Mais peut-être ne le fait-il pas parce qu’il ne sait simplement pas comment aborder au mieux cette question ?

Le petit indépendant a en effet des difficultés à nouer des relations avec les banques et les investisseurs ainsi qu’à développer ses connaissances en matière de marketing, de vente et de leadership. Il estime que ce dont il a le plus besoin, c’est développer ses connaissances, non seulement en matière de marketing, de vente et de leadership, mais aussi pour que son entreprise soit couronnée de succès.

Par rapport aux entrepreneurs confirmés, les starters attachent plus d’importance au développement de nouvelles idées pour l’entreprise, au développement d’un produit ou service et au balisage des tâches et responsabilités. De même, l’entrepreneur débutant trouve plus important d’apprendre à connaître le marché, de déterminer une stratégie d’entreprise, d’établir des connexions avec d’autres entreprises et de nouer des relations avec des organismes de subvention ou les autorités.

Notre indépendant montre que travailler jusqu’à 65 ans est parfaitement faisable

D’un point de vue professionnel, les indépendants restent actifs plus longtemps que les travailleurs sous contrat. Près d’un indépendant sur dix a dépassé l’âge légal de la retraite. En Belgique, 8 % des indépendants actifs ont plus de 65 ans. Ce pourcentage est huit fois supérieur à celui observé dans les secteurs privé (1 %) et public (0,13 %). 2 % des indépendants actifs ont même entre 70 et 74 ans et 1 % entre 75 et 79 ans. Certains travaillent même encore à plus de 80 ans ! Les indépendants atteignent donc sans problème l’âge légal de la pension. Chez les salariés, c’est une autre histoire. Ils travaillent difficilement (et souvent à contrecœur) jusqu’à 60 ans.

Il y a, sans doute, plusieurs explications au fait que les indépendants continuent à travailler plus longtemps. Ils le font probablement parce que leur travail est leur passion. Arrêter de travailler revient à renoncer à une partie intéressante et significative de leur vie. Le travail, c’est leur vie.

De plus, en Belgique, énormément d’indépendants et de PME sont des entreprises familiales. Les entrepreneurs restent donc actifs très longtemps dans leur entreprise, même si leurs enfants en ont déjà pris la tête officiellement. Selon toute probabilité, les tâches accomplies et les responsabilités endossées par les indépendants évoluent avec l’âge. Enfin, le volet financier joue peut-être un rôle important. En effet, tous les indépendants ne disposent pas de revenus ou d’une pension suffisante pour pouvoir arrêter de travailler à 65 ans. Rester actif plus longtemps est alors une nécessité pure et simple.

Le fait que les indépendants jouissent d’une grande autonomie peut-il expliquer en partie pourquoi ils continuent à travailler plus longtemps ? On sait que les emplois dans lesquels un travailleur a voix au chapitre (même si cela concerne uniquement ce qu’il fait à un certain moment, par exemple) sont beaucoup plus acceptables que les fonctions n’offrant que peu d’autonomie. Pourtant, même des emplois dans lesquels il faut reproduire tous les jours la même tâche peuvent malgré tout être acceptables. Ici, l’essentiel est que cette tâche répétitive ait un sens.

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