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Travailler dans le futur

Employeurs | 01 mars 2019 | Ecrit par Patrick Lootens

Au cours des décennies écoulées, le travail et l’emploi, avec comme norme le contrat à durée indéterminée, n’ont connu que peu d’évolution. Mais les choses vont changer ! Dans 2 à 3 ans, les changements deviendront plus visibles. Bientôt, plus de 30 % des emplois seront basés sur des contrats flexibles. Une introduction aux 5 tendances du travail de demain.

Travailler dans le futur
Cinq tendances1. Employeurs multiples
Une certitude pour l’avenir sera le fait de travailler pour plusieurs employeurs. Saviez-vous qu’au Royaume-Uni, aujourd’hui, presque 50 % des travailleurs travaillent déjà pour plus d’un employeur ? Les attentes des travailleurs augmentent et ils prennent toujours davantage conscience du fait que la sécurité d’un contrat fixe devient relative. Ils ne misent plus sur un seul employeur toute leur vie mais sur des emplois leur offrant des opportunités d’expérience ou d’apprentissage pour un emploi futur.

2. Puissance prédictive
Nous pouvons prédire avec une précision accrue les périodes de pointe dans le travail. Par exemple les prévisions météorologiques indiquent combien de personnel il faudra prévoir dans l’horeca ou dans le secteur du commerce de détail. Et analytics et big data cartographient le comportement des consommateurs, des producteurs et des travailleurs en prédisant ainsi le volume de travail. Cela permet aux employeurs d'organiser le travail en fonction des périodes de pointe.
 
3. Pas de personnel fixe
Comme indiqué, l’employeur aura de plus en plus de personnel “variable”. Les heures d’ouverture des magasins seront élargies, les gens feront leurs commandes en ligne et de ce fait, des périodes fort chargées et moins chargées verront le jour. Pour veiller à ce que le travail reste rentable, il faudra pouvoir mobiliser les effectifs de manière flexible. Le nombre de travailleurs free-lance augmente partout dans le monde. Chaque jour, nous observons en Belgique l’émergence d’initiatives nouvelles faisant appel au travail flexible. (Uber est un bon exemple d’une entreprise qui s’est développée sans effectif de personnel fixe).

En fonction de leur phase de vie et des circonstances, les personnes voudront temporairement travailler plus, moins ou différemment. Ce qu’ils veulent, c’est travailler de manière flexible. Chacun d’entre nous passera, au cours de son trajet professionnel, de périodes de travail plus intenses à d’autres, moins chargées.  

4. Le travailleur autonome
On évoque également un nouveau statut, celui du travailleur autonome. Il bénéficie d’une protection sociale supérieure à celle des indépendants, mais moindre par rapport aux travailleurs salariés. En d’autres termes, une autonomie plus importante vs une subordination moindre. Ceci sans perte de protection sociale.

5. Gestion des Talents Totale ou Intégrale
La gestion des talents devient le défi majeur. La pénurie de certains talents et le besoin de flexibilisation conduiront à une augmentation de la diversité au niveau des accords de collaboration. Le défi consistera de ce fait à organiser la Gestion des Talents Totale ou Intégrale. Ceci entraînera de nouveaux défis RH d’un autre type. L’organisation doit amener 'tout' le personnel à collaborer, à planifier et à prendre en charge l’administration.  

Le rôle des autorités La législation joue souvent un rôle déterminant. De nombreux employeurs ressentent le coût salarial comme un problème sans cesse plus important. Notre modèle de sécurité sociale se trouve mis sous pression. Le législateur s'efforce d'accroître l'emploi. A ce jour, l’économie participative (Uber ou AirBnB) est déjà soutenue par le législateur à travers un nouveau cadre fiscal.  
La réalité est que les gens travailleront plus longtemps, qu’ils le veuillent ou non, par suite du vieillissement accru et de l’augmentation moyenne de la durée de vie. La durée de vie des entreprises connaîtra, elle aussi, une baisse.  
Les autorités, les partenaires sociaux, les académiciens et les prestataires de services expérimentés sont amenés à rechercher ensemble de nouvelles formules en vue d’organiser le travail de manière “plus intelligente”.
Un signe prometteur est bien que le Conseil supérieur du travail examine également comment financer des projets pilote par rapport à l’organisation du travail future :  

“Les projets pilote doivent indiquer clairement quelles adaptations de la législation du travail permettront une organisation du travail plus flexible et pouvant également améliorer l’équilibre travail-vie privée et l’employabilité tout au long de la carrière d’un travailleur.”

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