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Absentéisme en 2018 : atteinte d’un point de basculement ?

Employeurs | 11 juin 2019 | Ecrit par Heidi Verlinden

Après cinq années de croissance exponentielle, le taux de maladies de longue durée a connu deux années de croissance ralentie. Nous avions prédit que le ralentissement se poursuivrait. Qu’en est-il réellement ? En 2018, la croissance a tellement ralenti que l’augmentation minime n’est plus significative d’un point de vue statistique.

Absentéisme en 2018 : atteinte d’un point de basculement ?
Dans le même temps, le taux de maladies de courte durée a, quant à lui, augmenté. Et ce, pour la première fois depuis longtemps. La fréquence des déclarations de maladie est également en hausse. Nous pouvons donc évoquer un tournant possible.

Pourquoi y a-t-il plus d’absentéisme court et fréquent ?
Les circonstances spécifiques de l’année 2018 ont entraîné davantage d’absences, surtout de courte durée, que l’année précédente. Un groupe plus important de travailleurs s'est porté malade en raison d’une épidémie de grippe très grave au printemps 2018, tandis que l'été caniculaire a contribué à l'augmentation de l’absentéisme de courte durée.

Une baisse de qualité de la motivation et des travailleurs qui consultent plus rapidement qu’avant leur médecin expliquent probablement le nombre croissant de travailleurs fréquemment malades depuis 2014. Il est également possible que les employeurs et les managers aient été moins attentifs ces dernières années aux absences courtes et fréquentes, en raison d’une attention plus soutenue accordée à la réintégration des malades de longue durée et à l’évolution de leur propre charge de travail.

Pourquoi l’absentéisme de longue durée stagne-t-il ?
L’évolution démographique des travailleurs belges explique principalement, selon nous, la stagnation éventuelle de l’absentéisme de longue durée.  Le groupe des travailleurs âgés continue d'augmenter, mais de façon moins marquée. Cela ralentit la croissance du taux de maladies de longue durée, étant donné la corrélation évidente entre l’âge et la durée de l’absence pour maladie.

Nous observons également un premier signal positif au niveau du bien-être mental des travailleurs qui était, jusqu’à présent, l’une des principales causes d'absence de longue durée. Le bien-être mental a connu une légère amélioration au cours de la dernière année. Mais nous ne devons nullement nous reposer sur nos lauriers en ce qui concerne la prévention et l’approche du burn-out.

Une troisième explication est le résultat de l’approche de l’absence de longue durée. La nouvelle loi sur la réintégration a entraîné une augmentation du nombre de trajets de réintégration, formels et informels. Ces travailleurs disparaissent des statistiques d’absentéisme, car ils reprennent leur travail ou sont licenciés.
 
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