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Y a-t-il une vie avant notre pension ?

Employeurs | 13 juillet 2016 | Ecrit par Hermina Van Coillie

Vivez-vous dans l’attente constante d’être pensionné et de pouvoir faire ce que vous désirez ? Et si, vous n’attendiez plus et que vous envisagiez l’instant présent différemment ? Et s’il était possible de vouloir et de pouvoir travailler plus longtemps ?

Y a-t-il une vie avant notre pension ?

De nos jours, nous grandissons avec l’idée que notre vie est linéaire : étudier jusqu’à 25 ans environ, travailler jusque 60 ans (de préférence très dur) et puis – enfin – la vraie vie peut commencer : nous sommes alors libres de « choisir » ce que nous voulons faire ! Ce raisonnement est erroné, évidemment.

En tant que service RH, nous avons un impact sur deux choses. Premièrement, nous devons/pouvons changer cette image en une vision non-linéaire : nous ne cessons pas d’apprendre dès que nous commençons à travailler.  Idéalement, nous apprenons toute notre vie. Chaque entreprise doit continuer à donner à ses travailleurs (et certainement aux plus âgés) l’opportunité d’apprendre. Deuxièmement, c’est évidemment une erreur de croire que nos loisirs ne débutent qu’à la pension. Néanmoins, si vous avez travaillé (trop) dur pendant toute votre carrière, et ce éventuellement jusqu’à la limite du burn-out, et que votre vie familiale et sociale arrivait en troisième ou quatrième place, il est logique que vous arriviez à 60 ans dans un état d’épuisement et que vous attendiez avec soulagement la pension.

L’essentiel : aimer son métier

L’année dernière, Securex a interrogé les travailleurs pour savoir jusqu’à quel âge ils voulaient et pouvaient travailler. Les résultats ? Le Belge affirme pouvoir travailler seulement jusqu’à 62 ans. Il ne se sent donc pas en état de travailler jusqu’à la pension légale. Pire, le Belge « veut » toujours partir à la retraite à 60 ans. Le fossé avec l’âge de la pension légale n’a fait que se creuser ces deux dernières années. Nous devons donc miser sur le « vouloir » et le « pouvoir ». La volonté seule ne suffira pas, mais la capacité non plus.
Les RH ont un impact sur cette volonté et cette capacité. Elles peuvent faire en sorte que les travailleurs soient moins impatients de partir à la retraite en les aidant à aimer leur travail. Cela peut se faire, par exemple, en rendant leur travail plus utile, confortable (autant que possible), passionnant et agréable. En les formant, les appréciant, en mettant l’accent sur leur valeur ajoutée et en les respectant.

Un travail faisable

Donnez à tout le monde un « travail faisable ». Même si dans le cas des plus âgés, cela signifie qu’il faut leur proposer un nouvel emploi. Un pompier n’est peut-être plus capable à 60 ans d’éteindre un incendie, mais il devient un expert tout désigné pour la prévention des incendies. Nous arrivons alors à la deuxième question : comment faire en sorte que nous engagions des travailleurs plus âgés ? Très simplement : en prenant conscience de leur utilité et de leur valeur ajoutée. Cette valeur va augmenter automatiquement s’ils continuent de se sentir respectés dans leur métier.